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17/02/10 - Le Grand Blanc Retour aux news


Samedi 13 février 2010 : enfin la reprise… 7 mois que j'attends ça, la dernière fois que j'ai accroché un dossard étant au Maratrail de Faverges. De plus c'est ma première course, V1 ayant changé de catégorie au 1er janvier 2010.

Pas fan des trails blancs, mon choix s'est porté sur Le Grand blanc, dont c'est la première édition.
Deux raisons à cela :
-        dans le cadre de ma préparation à l'Eco-trail de Paris – Ile de France, je désirais faire une course pendant les vacances d'hiver, sans aller trop loin,
-        La Féclaz est une station dont je garde un bon souvenir. Quand j'étais môme, nous allions y faire du ski de fond.

Arrivé sur place à 16h15, après avoir rongé mon frein toute la journée, je commence par aller chercher mon dossard dans un gymnase où il fait 0°C. Dehors, c'est couvert  et pour l'instant le thermomètre annonce -7°C.

Nous ne sommes pas très nombreux, à peine 200 partants sur les deux formats (13 km et 7,5 km). Le commentateur annonce un beau plateau : Ludovic POMMERET, plus quelques uns que je ne connais pas qui ont fait de belles places au trail blanc du Semnoz, dont je ne garde pas un souvenir ému de l'édition 2008.

Le départ est donné à 17h30 par -10°C. Nous traversons la station et nous gagnons rapidement une piste damée où parfois nous nous enfonçons  jusqu'à mi-mollet. Je suis entre 10 et 15. Je trouve que cela part relativement vite même si je n'ai pas trop de mal à conserver ma place. Après un petit kilomètre, nous prenons un single où là, si tu quittes la trace tu t'enfonces jusqu'au genou voire plus… Après 500-600 m nous gagnons le point de bouclage. De là deux boucles à effectuer et ensuite retour par le chemin de l'aller pour gagner l'arrivée.

Sur les deux boucles, quasi que de la mono trace, à l'exception d'un petit kilomètre sur le bas du parcours. Sur ces monos, le sol a été uniquement damé par les randonneurs en raquette. Nous empruntons une partie des sentiers du 49 km du Nivolet-Revard, en sens inverse.
Première ascension, direction la croix du Nivolet. Les appuis se dérobent (tous ce que j'aime…). Nous nous enfonçons parfois à mi mollet. Je n'arrive pas accrocher le groupe de 5-6 personnes qui est devant moi. La montée n'est pas très difficile, mais avec ces appuis fuyants pas moyens de tenir la cadence. J'ai mal aux cuisses (normal) et je me fais la réflexion que cela pourrait vite tourner à la bérézina si je lâche dans la tête, l'aventure pouvant se transformer en un Semnoz bis, où j'avais marché la moitié du parcours dans les mêmes conditions de neige. Je suis venu pour me mettre sur le toit, faire du lactique, faire une séance de rythme. Je décide donc de me mettre à une allure footing plus et attendre des jours meilleurs sans me préoccuper de la concurrence.
L'ascension se termine. Un groupe de 5 est 30 m devant moi et j'en ai un sur les tallons. Succède ensuite une portion sur un chemin de crête en direction de la Croix du Nivolet. Le pire moment, pas moyen de rester sur la trace, je suis balloté de droite et de gauche frisant la chute à de nombreuses reprises. La  nuit commence à tomber, j'allume la frontale. Je ne vois plus ceux de devant qui ont du me mettre une valise. Mon compagnon de galère me largue et c'est seul que j'amorce la descente. Toujours en mono. C'est la première descente de l'année, donc je ne me lâche pas et je la fais à ma main. En bas, nous débouchons sur une piste de ski damée. Malgré cela les appuis se dérobent toujours, et aux grés des bosses, je vois deux frontales une bonne centaine de mètre devant moi.
C'est le second tour. Dans la montée, je reprends un gars mais deux me doublent (dont SAVOY du Team Technica). Je trouve qu'elle se passe relativement vite (on me compte 13 au sommet) même si les conditions de neige sont pires puisqu'elle a été brassée par deux cents concurrents. Sur le chemin de crête du sommet, je suis toujours aussi bon… Pas de rendement, je n'avance toujours pas, ma priorité étant de ne pas me faire mal dans les quelques descentes qui sont dans un sale état. A l'amorce du toboggan final, deux coureurs (dont Patrick REY) ont recollé et me passent. Au loin, il y en a un sur lequel nous revenons (quel exploit…). Je me dis qu'il ne faut pas se faire distancer par le groupe et nous faisons la descente à 4. Je me lâche plus et je n'ai pas de mal à suivre, je trouve même que cela ne va pas assez vite. Avec les frontales, dans la nuit cela a un côté magique. Je ne cherche pas à passer mes camarades me disant que je vais attendre le dernier kilomètre damé pour leur poser une mine. Mon objectif est donc de ne pas me faire décrocher. C'est donc ce que je m'efforce de faire pendant les deux kilomètre suivants. Nous reprenons du monde mais certainement beaucoup de coureurs du 7,5 kilomètres. Enfin le dernier kilo, je mets mon plan en application. Je croque une à une toute les personnes qui sont devant moi. Reste plus que Patrick REY qui à 200 mètres de la ligne compte 10 m d'avance. J'accélère (des restes du coureur de 800 m que j'étais en junior) , le dépose et je vais mourir sur les talons de la personne qui comptait 50 m d'avance il y a peu.

Après l'arrivée, je cours me mettre à l'abri dans le gymnase où il fait toujours 0°C. Le fromage au ravitaillement est à deux doigts de geler…  Ne sachant pas trop ma place, vu le monde qu'il y a devant la « collation d'après course », j'estime avoir fait autour de 10.

Les résultats ne tombent pas, le chronométrage ayant été victime des conditions sibériennes de la course. J'attends la remise des prix au chaud dans les toilettes, seul endroit de la salle chauffé. La remise commence alors que les résultats ne sont toujours pas affichés. J'ai la surprise d'être appelé en tant que 3ème V1.

Avec du recul, toujours pas plus fan des trails blancs, je pense que quitte à galérer dans la neige, il vaut mieux faire une course sur single comme celle là que courir sur des pistes damées. Mais pas plus de une à deux fois par an…


Article envoyé par : François




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